11ᵉ congrès de la SFNDT (Société Francophone de Néphrologie, Dialyse et Transplantation)
Maladie rénale chronique : combien d’adultes testés en laboratoire de ville sont concernés ? Et combien bénéficient réellement d’un dosage de l’albuminurie ?
C’est à ces questions que répond l’étude CKD-BIO, présentée mercredi 14 octobre au 11ᵉ congrès de la SFNDT – Société Francophone de Néphrologie, Dialyse et Transplantation par le Dr Guillaume Baudry.
Pour mieux connaître la maladie rénale chronique en France, cette étude mobilise :
– Les données de biologie médicale du réseau Cerballiance, qui compte plus de 700 laboratoires (2022-2023).
– Plus de 3 millions d’adultes ayant bénéficié d’un dosage de créatinine en 2023.
– Une approche permettant d’étudier la prévalence de la maladie, ses différents stades et le suivi biologique des patients.
Un enjeu majeur : le débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe), qui renseigne sur la fonction rénale, ne suffit pas à lui seul à caractériser le risque rénal. Le dosage de l’albuminurie, qui mesure la présence d’albumine dans les urines, est également essentiel.
Dans une dépêche publiée à l’occasion du congrès, APMnews rapporte deux résultats particulièrement marquants de cette étude :
🔹 11,3 % des adultes ayant bénéficié d’un test de créatinine présentaient une maladie rénale chronique.
🔹 Trois patients sur quatre présentant une maladie rénale chronique confirmée n’avaient bénéficié d’aucun dosage de l’albuminurie.
Ces constats illustrent l’intérêt des données de biologie de ville pour mieux identifier les patients concernés et améliorer leur suivi.
Un travail collectif associant le CHRU de Tours, CERBA HEALTHCARE, Boehringer Ingelheim, CEMKA, l’Hôpital Sud CHU de Rennes et le CHRU de Nancy.
Benedicte Sautenet Claire Visseaux Jean Tardu Nathalie Mestdagh Julien CHOLLET Alexandre Caron Corinne Emery Fabrice Bonnet