Myasthénie : pourquoi les premières années de prise en charge concentrent-elles des dépenses de santé particulièrement élevées ?

Myasthénie : pourquoi les premières années de prise en charge concentrent-elles des dépenses de santé particulièrement élevées ?

Myasthénie : pourquoi les premières années de prise en charge concentrent-elles des dépenses de santé particulièrement élevées ?

C’est l’un des enseignements de l’étude STAMINA, publiée dans The European Journal of Health Economics, à laquelle ont contribué Camille Nevoret et Stephane Bouee (CEMKA).

La myasthénie est une maladie auto-immune rare qui provoque une faiblesse musculaire et une fatigabilité importantes, avec des épisodes d’aggravation pouvant nécessiter une hospitalisation.

À partir des données du SNDS, cette étude nationale permet de mieux comprendre le poids économique de la maladie en France.

Quelques chiffres clés :
🔹 8 506 € de dépenses annuelles moyennes de santé par patient en 2019, contre 3 670 € pour les personnes sans myasthénie.
🔹 17 673 € de dépenses moyennes au cours de la première année suivant l’identification de la maladie, principalement sous l’effet des hospitalisations liées aux crises et aux aggravations.
🔹 Des répercussions également sur la vie professionnelle, avec des arrêts de travail plus longs et davantage de situations d’invalidité.

Pourquoi ces résultats sont-ils importants ?

Parce qu’ils permettent de mieux comprendre les déterminants des dépenses de santé et constituent un point de référence pour évaluer, à l’avenir, l’évolution des prises en charge et l’impact des innovations thérapeutiques.

Une illustration de l’apport des données de vie réelle pour éclairer les enjeux médicaux et économiques des maladies rares.

Publication complète en commentaire.

Gérard de Pouvourville Pascal Laforêt emmanuelle salort-campana Anne Crochard-Lacour, PhD Gregory Chollet Céline Tard

Merci à l’équipe DEMEX de Marjorie Boussac-Zarebska (Assurance Maladie) pour l’extraction des données.